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PMA, GPA, manipulations : La dignité de la personne à l'ère du tout-technologique

À l'heure où les avancées biotechnologiques redéfinissent les frontières de la vie, du diagnostic préimplantatoire à la GPA, comment garder le cap du respect de la personne humaine ? Entre désir d'enfant et limites éthiques, l'instruction Dignitas Personae s'impose comme une boussole indispensable. Bien plus qu'un texte doctrinal, ce document propose une vision prophétique de « l'écologie humaine ». Plongée au cœur d'un texte qui nous invite à remettre la conscience au centre de la science pour protéger le plus fragile : l'embryon humain.
Mise à jour : 05/01/2026 Temps de lecture : 4 min Proposer un article

Face à la tentation d’une science sans limites — PMA sans père, GPA, tris embryonnaires ou manipulations génétiques — l’Église catholique propose une boussole éthique fondamentale : l’instruction Dignitas Personae (« La dignité de la personne »).

Publiée en 2008 sous l’autorité de Benoît XVI, cette instruction complète et actualise Donum Vitae (1987). Elle s’inscrit dans une lignée de textes majeurs comme Humanae Vitae (Paul VI) et Evangelium Vitae (Jean-Paul II).

Ce texte prophétique ne se contente pas de poser des interdits ; il formule une véritable écologie humaine. Il nous rappelle avec force que la culture de la vie, le respect de la personne humaine et la protection du plus faible ne se jouent pas seulement dans les parlements, où les lois évoluent, mais aussi au cœur de la science et des laboratoires, là où la vie prend forme.


1. L’embryon : un être humain, pas un « matériau »

Le fil conducteur de l’instruction est simple et efficace : dès la conception, l’embryon possède la même dignité que toute personne adulte : « La dignité de la personne doit être reconnue à tout être humain depuis sa conception jusqu’à sa mort naturelle. » Pour l’Église, le corps d’un être humain ne se réduit jamais à un amas de cellules. Si la science ne peut « détecter » l’âme spirituelle, elle fournit des indications précieuses sur la présence déjà visible d’un être humain dès la conception. « Comment un individu humain ne serait-il pas une personne humaine ? » (§5). L’embryon a donc, dès le commencement, la dignité propre à la personne.

  • Le refus de l’instrumentalisation : L’embryon ne peut jamais être un « matériau biologique » jetable ou un moyen pour une fin (recherche, thérapie, désir d’enfant).
  • Le lien avec l’avortement : l’instruction réaffirme le refus de l’IVG. A chaque fois la question est la même : qui aurait le droit de décider de la vie d’un être humain ? La PMA crée souvent des embryons « surnuméraires » destinés à la congélation ou à la destruction, une forme d’eugénisme silencieux que l’Église dénonce avec force. C’est la même racine : le refus de reconnaître le droit inviolable de l’innocent à la vie. « Cette affirmation devrait être le fondement de tout système juridique » (§5).

2. La procréation : un acte d’amour, pas une production

L’un des apports majeurs de Dignitas Personae est de rappeler que donner la vie n’est pas un acte de fabrication. Le mariage et la famille sont le seul « contexte authentique » où la vie humaine doit trouver son origine.

  • L’enfant n’est pas un « dû » : L’Église reconnaît pleinement la souffrance liée à l’infertilité, mais elle affirme que ce désir ne peut supplanter la dignité de la vie. L’instruction dénonce ainsi la logique du « droit à l’enfant » qui soumet l’être humain au désir de l’adulte. L’enfant doit être reçu comme un don, fruit de l’union personnelle des parents, et non comme le résultat d’une technique.
  • Le drame de la sélection (DPI) : Le diagnostic préimplantatoire est dénoncé comme une expression de la « mentalité eugénique » (§22). En sélectionnant les embryons selon des paramètres de “normalité”, on ouvre la voie à la légitimation de l’infanticide. L’instruction est claire : la réduction embryonnaire est un « avortement intentionnel sélectif » (§21).
  • PMA et GPA : En séparant la conception de l’acte de chair (PMA) ou en fragmentant la maternité (GPA), on fragilise l’identité de l’enfant et la dignité de la femme. La GPA, notamment, transforme le corps maternel en instrument et l’enfant en objet de convention.

3. Médecine : la technique ne peut pas remplacer l’humain

L’Église ne s’oppose pas au progrès scientifique, au contraire : elle l’encourage lorsqu’il est au service de la guérison. L’Église exprime sa « confiance envers ceux qui considèrent la science comme un précieux service » (§3). Elle distingue alors deux voies fondées sur le discernement moral :

  • Ce qui est encouragé : Les techniques qui aident l’acte conjugal à être fécond (traitements hormonaux, chirurgie de l’endométriose, NaProTechnologie) sont licites. Le texte encourage également vivement l’adoption par des mesures législatives appropriées.
  • Ce qui est exclu : Toutes les techniques qui substituent l’acte conjugal (FIV, ICSI, dons de gamètes). La cryoconservation (congélation) est jugée incompatible avec le respect dû aux embryons : elle les prive de l’accueil maternel et les place dans une situation d’injustice « irréparable » (§19).

4. Les nouveaux défis : génétique et clonage

L’instruction anticipe les dérives d’une humanité qui prétendrait se substituer au Créateur :

  • Thérapie génique vs Eugénisme : Si soigner des cellules malades est licite, modifier le patrimoine génétique pour “améliorer” l’espèce est inacceptable. Cela introduirait une « stigmatisation sociale » envers ceux qui ne possèdent pas ces qualités (§27).

  • Le clonage : Qu’il soit “reproductif” ou “thérapeutique”, le clonage est intrinsèquement illicite. Il s’arroge le droit de déterminer arbitrairement les caractéristiques d’autrui, une offense grave à l’égalité humaine.


Conclusion :  Un texte prophétique contre la tentation de la toute-puissance

Elle n’est pas une « liste de refus », mais un appel à la grandeur. Elle nous dit que la dignité humaine est inconditionnelle : elle ne dépend ni de notre taille, ni de notre état de santé, ni de notre mode de conception. Elle est le miroir de notre humanité : respecter l’embryon, c’est protéger l’homme à l’aube de sa vie comme on doit le protèger à la fin.


Pour approfondir, le texte intégral sur le site du Vatican :

https ://www.vatican.va/roman_curia/congregations/cfaith/documents/rc_con_cfaith_doc_20081208_dignitas-personae_fr.html

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