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Idéologie anti-vie inquiétante d’un manuel de SVT : avoir un enfant, la pire « catastrophe » écologique ?

Mise à jour : 06/02/2026 Temps de lecture : 2 min

Depuis plusieurs jours, une photo tirée d’un manuel de SVT de classe de terminale circule sur les réseaux sociaux. Elle présente un graphique comparant les actions individuelles de réduction des émissions de CO₂. En tête du classement de l’action la plus efficace pour réduire l’empreinte carbone de l’humanité : « Avoir un enfant en moins ».

L’économie réalisée est considérable : 58,6 tonnes de CO₂ évitées par, si l’on en croit les auteurs de l’étude qui ont inspiré ce graphique. Suivent loin derrière : vivre sans voiture, éviter un vol transatlantique, passer à l’énergie verte, devenir végétarien… Des gestes comme recycler, laver à l’eau froide ou changer d’ampoules sont dérisoires en comparaison.

Ce graphique s’inspire directement d’une étude suédoise de 2017 (Wynes & Nicholas, Environmental Research Letters) qui calcule l’impact carbone hypothétique d’un enfant et de sa descendance sur des décennies, en projetant les modes de vie actuels des pays riches. Le résultat : avoir un enfant de moins deviendrait « l’action individuelle la plus efficace » contre le réchauffement climatique.


Une idéologie malthusienne pernicieuse

Ce raisonnement pose un problème anthropologique et moral profond. Il réduit l’enfant à une source de pollution, un fardeau carbone, plutôt qu’à une personne dotée d’une dignité inaliénable, créée à l’image de Dieu, appel à aimer et à être aimé. Présenter aux lycéens – souvent en pleine construction de leur projet de vie – qu’un enfant serait statistiquement la plus grande « menace » pour la planète relève d’une mentalité anti-vie suicidaire. Elle affirme clairement que la solution au désordre écologique passerait par moins d’humains, et non par une conversion des modes de production, de consommation et des cœurs.


Le pape François a défini clairement la position de l’Eglise sur le sujet

Dans Laudato si, le Pape François a été très clair sur le sujet : « Au lieu de résoudre les problèmes des pauvres et de penser à un monde différent, certains se contentent seulement de proposer une réduction de la natalité. Les pressions internationales sur les pays en développement ne manquent pas, conditionnant des aides économiques à certaines politiques de “ santé reproductive ”. Mais « s’il est vrai que la répartition inégale de la population et des ressources disponibles crée des obstacles au développement et à l’utilisation durable de l’environnement, il faut reconnaître que la croissance démographique est pleinement compatible avec un développement intégral et solidaire » (Laudato Si, 50).

L’Église enseigne que ça n’est pas en refusant la vie et donc l’homme que l’on retrouvera un rapport équilibré à la Création, mais en remettant chaque chose à leur juste place, à commencer par la personne humaine qui doit être respectée et accueillie avec la dignité d’enfant de Dieu et ne peut en aucun cas être la variable d’ajustement d’une politique économique ou environnementale, aussi justifiée soit-elle.

Entre le capitalisme consumériste à outrance où la personne est un agent économique réduit à son rôle de consommateur et le malthusianisme mortifère de l’écologie radicale où l’homme est un intru, qui est au mieux toléré, au pire à éliminer, l’Eglise propose une voie équilibrée qui remet la personne à sa juste place : au centre de la Création, qu’elle respecte et domine en même temps.


De la propagande dans les manuels scolaires

Tout aussi inquiétant que ce discours, c’est la pénétration de cette idéologie au sein de l’institution scolaire. Sous couvert de discours scientifique présenté comme une donnée scientifique neutre, c’est une propagande qui ne dit pas son nom. En présentant ce calcul comme une évidence scientifique sans nuance ni débat méthodologique, le manuel impose une vision utilitariste de la vie humaine, contraire à l’enseignement de l’Église et à une écologie vraiment intégrale. Dès le lycée (et sans doute plus tôt), on culpabilise les futurs parents en les embrigadant dans une vision pessimiste et déshumanisante de la procréation. L’enfant n’est plus vu comme un don de Dieu ou une source de joie familiale, mais comme un « coût écologique » à minimiser. Triste société qui s’annonce.

La véritable écologie intégrale commence par accueillir toute vie et à vouloir la vie.

 

(Sources : manuel SVT Terminale ; étude Wynes & Nicholas 2017 ; encyclique Laudato si’)

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