L'UE va t-elle financer des avortements transfrontaliers ?
L’Union européenne s’apprête-t-elle à piétiner la souveraineté des nations pour imposer l’IVG partout ? Sous le nom séducteur de « My Voice, My Choice », une initiative citoyenne demande à la Commission européenne de financer, sur les fonds de tous les contribuables – et donc de vos impôts -, les avortements transfrontaliers.
Un mécanisme de contournement insidieux
L’initiative citoyenne européenne (ICE) « My Voice, My Choice » est une campagne visant à instaurer un mécanisme de financement européen pour faciliter l’accès à l’avortement entre les États membres. Concrètement, elle demande à la Commission européenne de créer un fonds destiné à prendre en charge les frais médicaux et de transport des femmes vivant dans des pays aux législations restrictives (comme Malte ou la Pologne) afin qu’elles puissent avorter légalement dans d’autres pays de l’Union.
Le piège est subtil : chaque pays est libre d’adhérer ou non au système. Mais même si un pays comme la Pologne refuse, ses citoyennes pourront bénéficier de ce fonds pour avorter aux Pays-Bas (frais médicaux et voyage inclus), si ces derniers font partie du dispositif. La loi nationale est ainsi vidée de sa substance par l’argent de Bruxelles.
Le 17 décembre 2025, les députés européens ont voté une résolution de soutien à cette initiative, accentuant la pression sur la Commission pour qu’elle valide ce mécanisme de financement.
Qui est derrière cette campagne ?
Elle est portée par un collectif de militants féministes dont la figure de proue est Nika Kovač, activiste slovène (Institut 8. mare).
Ce réseau transnational (Slovénie, Espagne, France, Pologne…) est soutenu chez nous par des mouvements comme le Planning Familial.
Quelle est leur stratégie ?
Pour imposer ce sujet à l’agenda de Bruxelles, les promoteurs utilisent deux leviers principaux :
L’Initiative Citoyenne Européenne (ICE) : C’est l’outil juridique officiel qui permet à des citoyens (s’ils recueillent au moins 1 million de signatures dans au moins 7 pays membres) de faire examiner une proposition par la Commission européenne. Le collectif a réussi à dépasser ce seuil avec près de 1,2 million de signatures.
La pression parlementaire : Ils s’appuient sur des députés européens alliés (principalement des groupes S&D, Renew et Verts) qui votent des résolutions pour inciter la Commission à donner une suite favorable et financière à l’ICE.
La communication numérique : Une campagne massive sur les réseaux sociaux visant à mobiliser les jeunes générations autour de l’idée d’un “droit européen” universel.
Un danger grave pour la vie et pour les institutions européennes
Un coup d’État déguisé : En s’immisçant dans le financement de l’IVG, la Commission viole le principe de subsidiarité. Elle outrepasse ses droits en intervenant dans les domaines de la santé et de la morale, qui doivent rester du ressort exclusif des États membres.
Un contournement de la souveraineté nationale : Cette initiative constitue une intrusion brutale dans les convictions morales et juridiques des nations. Elle méprise le choix des peuples qui ont librement décidé de protéger la vie dès sa conception, comme la Pologne ou Malte qui ont des législations plus restrictives que la plupart des autres pays européens.
Un financement forcé par vos impôts : L’argent du contribuable européen serait détourné pour financer des actes illégaux dans votre propre pays, mais pratiqués chez le voisin. C’est une double peine éthique et financière.
La création d’un précédent dangereux : En liant le budget de l’UE à l’avortement, les militants préparent le terrain pour une intégration forcée de ce « droit » dans la Charte des droits fondamentaux, rendant toute protection future de la vie quasi impossible juridiquement.
Le 25 février 2026, la Commission européenne rendra sa réponse.
Le tournant anti-vie de l’UE a commencé depuis plusieurs années
Le premier signe avant-coureur est apparu en 2014. L’Initiative Citoyenne Européenne (ICE) « Un de nous » (One of us) avait alors recueilli près de 1,7 million de signatures pour protéger l’embryon humain. La Commission européenne avait rejeté officiellement l’initiative le 28 mai 2014 en arguant que l’UE n’avait pas la compétence pour légiférer sur le sujet.
2021 : le rapport Matić veut faire de l’IVG un « droit de l’homme » (et de la femme)
Ce principe n’aura pas tenu longtemps, puisqu’en 2021, le Parlement a adopté le Rapport Matić, franchissant par là une étape symbolique majeure : pour la première fois, une résolution européenne qualifiait l’avortement de « droit de l’homme » et appelait à limiter l’objection de conscience des soignants. Bien que non contraignant, ce texte sert depuis de base de référence politique pour toutes les futures demandes de l’UE.
2022 : l’offensive sur la Charte des droits fondamentaux
En réaction à la décision de la Cour Suprême américaine sur l’arrêt Roe v. Wade en 2022 (décision Dobbs qui renversait l’arrêt R v. W sur l’avortement), le Parlement européen a multiplié les pressions en faveur de l’IVG. Le 11 avril 2024, les députés ont voté une résolution demandant l’inclusion du « droit à l’avortement » dans la Charte des droits fondamentaux de l’UE. Nécessitant l’unanimité des États membres, elle n’a pas abouti, mais elle marque la volonté de Bruxelles d’avancer sur le sujet.
L’initiative « My Voice, My Choice » est la nouvelle étape dans le renforcement du droit à l’IVG promu par l’UE, alors qu’elle n’en a pas la compétence. Mais cette fois les conséquences sont graves et inquiétantes : l’UE propose ni plus ni moins d’enjamber la souveraineté des nations pour imposer ses vues. Le 25 février prochain sera une date à scruter avec vigilance. La Commission européenne choisira-t-elle de respecter la démocratie et le droit des nations, ou s’érigera-t-elle en pourvoyeuse officielle d’avortements ? Restons mobilisés : l’Europe ne doit pas se construire contre la vie.
L’équipe Au Service de la Vie.