« L’euthanasie, une religion d’État qui ne dit pas son nom. »
Fin de vie : Le père Stalla-Bourdillon dénonce l’avènement d’une « religion d’État »
Avec cet essai, le père Stalla-Bourdillon refuse de rester à la surface du problème. Au contraire, il nous montre que les enjeux de cette loi se situent en profondeur, à un niveau métaphysique, c’est-à-dire au-delà de la physique et de ce qui est visible. Derrière cette loi fin de vie qui est promue au nom de la liberté et du confort se cache une réalité plus insidieuse : c’est une nouvelle religion qui nous est imposée. La doctrine de cette nouvelle religion ? « Après la mort, il n’y a rien et notre corps est notre objet. »
Interrogé par le Journal du Dimanche en mai 2025, le père Stalla-Bourdillon précisait que le postulat fondamental de cette religion est « l’être humain se réduit à son corps ». Cette nouvelle religion « est un dogme religieux, imposé à tous, dans un culte organisé autour du néant de l’âme ».
Un « antichristianisme latent mais assumé »
Invité sur RCF le 22 janvier dernier, le père Stalla-Bourdillon a contesté la notion même de liberté invoquée par les promoteurs de la loi : « Le point de départ de la réflexion est biaisé […] Vous présumez un droit sur votre propre existence, […] que nous avons une totale latitude à en disposer ». Il rappelle ainsi la portée anthropologique de l’interdit de tuer, qu’il définit comme « une loi de vie, de préservation », aujourd’hui menacée par une vision utilitariste de l’existence à l’opposée du message de vie portée par le Décalogue, pilier de la foi chrétienne.
Cet ouvrage donne la parade face à la novlangue des promoteurs de mort qui veulent nous faire croire que tuer c’est soigner. Face à cette dérive, le Seigneur nous appelle à rester ferme dans l’espérance en refusant la culture de mort pour choisir, inlassablement, la Vie.
Pour acheter le livre : librairie Téqui
À la une
IVG : Macron chercher à faire avancer l'IVG en Andorre
Lors de sa visite en Andorre les 27 et 28 avril 2026, Emmanuel Macron a publiquement appelé à faire " progresser le débat " sur la dépénalisation de l'IVG. Seul État européen avec le Vatican à interdire totalement l'avortement, la principauté résiste, comme Monaco, Malte et le Liechtenstein. Un archipel de résistance pro-vie au cœur de l'Europe.
La loi fin de vie revient au Sénat : écrivez à vos sénateurs.
Loi fin de vie : pourquoi est-elle inacceptable ?
Le texte instaurant un « droit à l'aide à mourir » a été adopté deux fois par l'Assemblée nationale. Mais adopté ne veut pas dire acceptable. Tour d'horizon des raisons profondes pour lesquelles cette loi constitue une rupture anthropologique majeure, et pourquoi le combat continue au Sénat en mai 2026.