« L’euthanasie, une religion d’État qui ne dit pas son nom. »
Fin de vie : Le père Stalla-Bourdillon dénonce l’avènement d’une « religion d’État »
Avec cet essai, le père Stalla-Bourdillon refuse de rester à la surface du problème. Au contraire, il nous montre que les enjeux de cette loi se situent en profondeur, à un niveau métaphysique, c’est-à-dire au-delà de la physique et de ce qui est visible. Derrière cette loi fin de vie qui est promue au nom de la liberté et du confort se cache une réalité plus insidieuse : c’est une nouvelle religion qui nous est imposée. La doctrine de cette nouvelle religion ? « Après la mort, il n’y a rien et notre corps est notre objet. »
Interrogé par le Journal du Dimanche en mai 2025, le père Stalla-Bourdillon précisait que le postulat fondamental de cette religion est « l’être humain se réduit à son corps ». Cette nouvelle religion « est un dogme religieux, imposé à tous, dans un culte organisé autour du néant de l’âme ».
Un « antichristianisme latent mais assumé »
Invité sur RCF le 22 janvier dernier, le père Stalla-Bourdillon a contesté la notion même de liberté invoquée par les promoteurs de la loi : « Le point de départ de la réflexion est biaisé […] Vous présumez un droit sur votre propre existence, […] que nous avons une totale latitude à en disposer ». Il rappelle ainsi la portée anthropologique de l’interdit de tuer, qu’il définit comme « une loi de vie, de préservation », aujourd’hui menacée par une vision utilitariste de l’existence à l’opposée du message de vie portée par le Décalogue, pilier de la foi chrétienne.
Cet ouvrage donne la parade face à la novlangue des promoteurs de mort qui veulent nous faire croire que tuer c’est soigner. Face à cette dérive, le Seigneur nous appelle à rester ferme dans l’espérance en refusant la culture de mort pour choisir, inlassablement, la Vie.
Pour acheter le livre : librairie Téqui
À la une
Ce que les Français pensent vraiment de l’euthanasie : l’étude qui remet les pendules à l’heure
Depuis des années, un chiffre revient en boucle : 90 % des Français seraient favorables à l’euthanasie. Brandi comme un argument décisif, il a longtemps semblé clore le débat avant même qu’il ne commence. Pourtant, une étude de la Fondation pour l’innovation politique (Fondapol), publiée début 2026, vient remettre les pendules à l'heure. En interrogeant les Français sur la réalité concrète de la loi, et non sur des principes abstraits, l’étude révèle une résistance profonde et une préférence majeure pour les soins palliatifs.
Avortement : la Commission europénne ouvre une brèche
Comme nous vous l’avions annoncé précédemment, la Commission européenne a rendu sa réponse à l'initiative citoyenne My Voice, My Choice le 26 février dernier. Si la Commission a refusé de créer un fonds européen spécifiquement dédié à l'avortement transfrontalier, elle a néanmoins ouvert une brèche que les défenseurs de la vie ne peuvent pas ignorer.