« L’euthanasie, une religion d’État qui ne dit pas son nom. »
Fin de vie : Le père Stalla-Bourdillon dénonce l’avènement d’une « religion d’État »
Avec cet essai, le père Stalla-Bourdillon refuse de rester à la surface du problème. Au contraire, il nous montre que les enjeux de cette loi se situent en profondeur, à un niveau métaphysique, c’est-à-dire au-delà de la physique et de ce qui est visible. Derrière cette loi fin de vie qui est promue au nom de la liberté et du confort se cache une réalité plus insidieuse : c’est une nouvelle religion qui nous est imposée. La doctrine de cette nouvelle religion ? « Après la mort, il n’y a rien et notre corps est notre objet. »
Interrogé par le Journal du Dimanche en mai 2025, le père Stalla-Bourdillon précisait que le postulat fondamental de cette religion est « l’être humain se réduit à son corps ». Cette nouvelle religion « est un dogme religieux, imposé à tous, dans un culte organisé autour du néant de l’âme ».
Un « antichristianisme latent mais assumé »
Invité sur RCF le 22 janvier dernier, le père Stalla-Bourdillon a contesté la notion même de liberté invoquée par les promoteurs de la loi : « Le point de départ de la réflexion est biaisé […] Vous présumez un droit sur votre propre existence, […] que nous avons une totale latitude à en disposer ». Il rappelle ainsi la portée anthropologique de l’interdit de tuer, qu’il définit comme « une loi de vie, de préservation », aujourd’hui menacée par une vision utilitariste de l’existence à l’opposée du message de vie portée par le Décalogue, pilier de la foi chrétienne.
Cet ouvrage donne la parade face à la novlangue des promoteurs de mort qui veulent nous faire croire que tuer c’est soigner. Face à cette dérive, le Seigneur nous appelle à rester ferme dans l’espérance en refusant la culture de mort pour choisir, inlassablement, la Vie.
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« Jamais la médecine ne pourra se faire la servante de la mort programmée » : Léon XIV célèbre Jérôme Lejeune et dénonce le « racisme chromosomique »
Reçus en audience ce matin dans la Salle du Consistoire pour le centenaire de la naissance du Pr Jérôme Lejeune (1926-1994), les membres de la Fondation qui porte son nom, venus de France, d'Espagne, d'Argentine, des États-Unis, du Portugal, d'Italie, de Tunisie, de Côte d'Ivoire et de Corée, ont entendu un discours qui dépasse de loin l'éloge mémoriel. À trois semaines du vote définitif de la loi sur la fin de vie à l'Assemblée nationale, et alors que 96 % des fœtus diagnostiqués trisomiques sont avortés en France, le pape Léon XIV a dressé un réquisitoire frontal contre ce qu'il appelle, à la suite de Lejeune, le « racisme chromosomique » et la tentation de confier à des « algorithmes de laboratoire » la décision de vie ou de mort.
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