Le Costa Rica se donne une présidente catholique et pro-vie, élue pour défendre la vie dès la conception
Laura Fernández Delgado (Source : Équipe de communication de Laura Fernández)
En ce début février 2026, une belle nouvelle vient d’un petit pays, rarement au coeur de l’actualité, le Costa Rica : Laura Fernández Delgado a été élue présidente de la République dès le premier tour, avec environ 48,3% des voix, ce qui lui permet d’éviter un second tour. À 39 ans, cette catholique convaincue et spécialiste en politiques publiques devient la deuxième femme à diriger le pays, et elle affiche sans ambiguïté son engagement en faveur de la vie.
« Je suis contre l’avortement ; je crois en la vie depuis la conception jusqu’à la mort naturelle »
Dès sa campagne, Laura Fernández a réaffirmé sa position claire : « Je suis contre l’avortement ; je crois en la vie depuis la conception jusqu’à la mort naturelle » (déclaration faite en août 2025 sur le programme El Octavo Mandamiento et reprise dans plusieurs entretiens). Elle a promis de poursuivre et de renforcer les avancées pro-vie initiées par le président sortant Rodrigo Chaves, qui, en octobre 2025, avait signé un décret limitant strictement l’avortement thérapeutique aux seuls cas où la vie de la mère est en danger imminent, excluant les interprétations plus larges basées sur la « santé » ou le bien-être.
Dans son discours de victoire, prononcé le 1er février 2026 à San José, Laura Fernández a invoqué la foi avec émotion : elle a remis le pays entre les mains de Dieu et s’est présentée comme une défenseure de la liberté, de la vie et de la famille. Elle a également promis de doubler les peines pour les femmes qui recourent à l’avortement (jusqu’à six ans de prison dans certains cas), et de donner un rôle décisif aux leaders évangéliques dans les ministères de l’éducation et de la santé.
Une politique dans la continuité de son prédecesseur.
Cette élection marque une continuité forte avec les valeurs conservatrices et chrétiennes qui ont porté Rodrigo Chaves au pouvoir en 2022. Le Costa Rica, pays traditionnellement attaché à la protection de la vie, envoie ainsi un signal fort dans un continent où les pressions pour légaliser l’avortement restent vives. Bien que son programme « pro-vie » soit central, sa victoire repose aussi largement sur ses promesses de fermeté contre le narcotrafic, inspirée en partie des réalisations du Salvador de Nayib Bukele.
Pour les catholiques pro-vie, cette victoire est une source d’espérance : elle montre que, même dans un monde sécularisé, des dirigeants peuvent encore placer la dignité de toute vie humaine – née ou à naître – au cœur de leur action politique. Prions pour que la nouvelle présidente, investie le 8 mai 2026, soit guidée par l’Esprit Saint dans sa mission de protéger les plus vulnérables et de promouvoir une véritable culture de la vie. Lors de sa première conférence de presse le 2 février elle avait annoncé : « Je place ma confiance en Dieu, qui, je le sais, sera avec nous chaque jour et chaque minute du prochain gouvernement ».
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