Loi fin de vie : un vote définitif est prévu le 15 juillet.
Ce mardi 2 juin, une commission mixte paritaire (CMP) réunissant sept députés et sept sénateurs s’est réunie pour tenter de trouver un accord sur la proposition de loi créant un « droit à l’aide à mourir ». Mais après deux rejets successifs par le Sénat, l’échec de cette réunion était joué d’avance. La CMP n’a pas vocation à reconstruire un texte lorsque les désaccords entre les deux chambres restent aussi marqués.
Malheureusement, la partition semble être écrite d’avance, le gouvernement ayant déjà planifié le calendrier. Le ministre des Relations avec le Parlement Laurent Panifous l’a annoncé :
« La loi sur la fin de vie sera votée avant cet été. Le texte reviendra le 22 juin à l’Assemblée, puis au Sénat, et les députés auront le dernier mot le 15 juillet. Je m’y engage».
Le dernier mot sera donné aux seuls députés en vertu de l’article 45 de la Constitution.
L’adoption du texte avant la pause estivale est présentée comme un objectif prioritaire. Une réunion s’est même tenue à l’Élysée, selon les informations de la Tribune Dimanche, « pour baliser ce chemin parlementaire et faire en sorte que sa conclusion soit garantie avant la pause estivale. Le chef de l’État tient à ce que l’instauration du droit à mourir figure en bonne place dans son bilan final. »
Il est encore temps d’agir et de prier
Et pourtant, tout peut encore bouger. Nous vous l’indiquions précédemment, les consciences évoluent et un certain nombre de personnalités ont déjà réalisé la gravité de ce qui se joue avec ce texte.
Lors de la deuxième lecture à l’Assemblée nationale l’écart entre les voix pour et contre s’était nettement resserré. Entre mai 2025 et février 2026, seize députés qui s’étaient abstenus ont rejoint le camp du non, et quatre ont changé de vote, dans ce sens-là seulement. Personne n’est passé du “non” au “oui”. ( Notre article sur le sujet )
Plus récemment, Hervé Morin, président des Centristes et ancien ministre de la Défense, qui se disait jusqu’ici favorable à l’aide à mourir, a déclaré sur Europe 1 et CNews le 13 mai :
« J’ai beaucoup lu et écouté et maintenant j’ai d’énormes doutes sur le sujet. » Il s’interroge sur les dérives inévitables : « La capacité de mettre fin à ses jours sur une affection grave en phase avancée, ça s’arrête où et quand ? Dans tous les pays où ça a été ouvert, on constate des différences absolument gigantesques en fonction du milieu social. »
Ce revirement n’est pas anecdotique : il illustre que le long débat parlementaire, loin d’avoir épuisé la question, a au contraire permis à certains élus de mesurer l’ampleur de la rupture anthropologique que représente ce texte et des risques qu’il soulève pour les plus fragiles de notre société.
Le vote définitif n’a pas encore eu lieu. Il reste quelques semaines pour se mobiliser, écrire à son député, et faire entendre que la France n’a pas dit son dernier mot.
Agir concrètement : Écrivez à votre député !
- Trouver les coordonnées de votre député : Utilisez la Carte interactive de l’Assemblée nationale pour identifier votre élu par département et obtenir son adresse email ou postale.
- Modèles de lettres et argumentaires : Pour vous aider à rédiger votre message, vous pouvez télécharger ce Modèle de lettre citoyenne et politique (PDF)
Pour aller plus loin et sources :
- Pour comprendre en détail pourquoi cette loi reste fondamentalement inacceptable, relisez notre analyse complète ici .
- Suivez l’actualité du texte sur la page du Sénat : https ://www.publicsenat.fr/actualites/parlementaire/fin-de-vie-echec-de-la-commission-mixte-paritaire-sur-laide-a-mourir
- L’intervention de Laurent Panifous sur Sud Radio : https ://www.sudradio.fr/linvite-politique/fin-de-vie-les-deputes-auront-le-dernier-mot-le-15-juillet-annonce-laurent-panifous
- L’article de la Tribune dimanche : https ://www.latribune.fr/article/la-tribune-dimanche/politique/7875401343632714/aide-a-mourir-le-gouvernement-fait-un-geste-avec-un-amendement-pour-supprimer-le-delit-dentrave-et-dincitation
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Reçus en audience ce matin dans la Salle du Consistoire pour le centenaire de la naissance du Pr Jérôme Lejeune (1926-1994), les membres de la Fondation qui porte son nom, venus de France, d'Espagne, d'Argentine, des États-Unis, du Portugal, d'Italie, de Tunisie, de Côte d'Ivoire et de Corée, ont entendu un discours qui dépasse de loin l'éloge mémoriel. À trois semaines du vote définitif de la loi sur la fin de vie à l'Assemblée nationale, et alors que 96 % des fœtus diagnostiqués trisomiques sont avortés en France, le pape Léon XIV a dressé un réquisitoire frontal contre ce qu'il appelle, à la suite de Lejeune, le « racisme chromosomique » et la tentation de confier à des « algorithmes de laboratoire » la décision de vie ou de mort.
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