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J'ai défendu ma clause de conscience face à l'IVG

Infirmière depuis 15 ans, Carole a été confrontée très tôt à une réalité que beaucoup de soignants vivent en silence : la pression d’assister à des actes qui heurtent leur conscience, sans toujours savoir qu’ils ont le droit de refuser. Son témoignage éclaire ce que la clause de conscience signifie concrètement — et ce qu’elle coûte.


On ne me laisse pas vraiment le choix d’aller en bloc IVG

Au cours de ma deuxième année de diplôme, je travaillais dans un bloc. Il était très organisé et j’avais, novice, intégré une équipe. Ce bloc était certes très organisé mais la cadre nous traitait comme de la m… Un jour elle m’avait balancé : « Toi ! Tu n’as qu’à aller au curetage… IVG en salle 2 ! Et tu ne vas pas commencer à te la ramener, tu vas en salle 2 ! » 


Une prière silencieuse dans l’horreur de la procédure chirurgicale

Je n’avais pas envie de regarder, rien que d’installer la table et le matériel, j’étais bloquée ! J’ai passé mon temps, le regard tourné vers la fenêtre. Il y avait une église au fond, je la regardais et je me disais… « pardon… je n’ai jamais voulu ça, je n’ai jamais voulu faire ça ! ». La voix du gynéco m’avait interpellée : « Il faut aller vérifier toutes les membranes ! » Et je n’avais pas envie de vérifier… ces images… ce sac avec l’embryon… C’était une jeune femme et je ne savais même pas quoi lui dire. Elle vivait ça comme une contraception et moi pourtant je ne vivais pas ça comme ça. Ensuite, je suis allée voir au réveil si elle allait bien… « Non c’est bon ! Ce n’est pas la première fois et ce ne sera pas la dernière » m’avait-elle dit ! Pour moi c’était quelque chose de terrible et justement, il y avait quelque chose que j’avais loupé ! 


Un anésthésiste défend ma liberté de conscience

Je suis allée voir la cadre qui m’avait dit alors que je n’avais pas le droit de m’exprimer là-dessus ! Un anesthésiste était à côté, il était alors intervenu et lui avait dit franchement : « Elle a le droit d’expression et de clause de conscience même si elle ne le sait pas ! Et toi, tu es obligée de le respecter ! » Cet anesthésiste m’avait permis de retrouver ma liberté. Il y en a tellement qui ne savent pas que cela existe et qui se sentent obligés, années après années !


Des images qu’on ne peut pas oublier

Cela m’arrivait d’ouvrir le frigo et de tomber sur des fœtus et quand j’ai eu mes enfants, je revoyais ce frigo et je me disais que je ne voulais pas passer par là… 


Rester dans la miséricorde et oeuvrer pour la vie

Pourtant, dans le positionnement, on doit être dans le respect du patient, en face de nous, on a quelqu’un dont on doit prendre soin. J’avais travaillé un moment en salle de réveil avec un mec complètement perché ! Il portait une croix très visible. Un fois, une femme était là, après une IVG, elle souffrait et se plaignait. Il m’avait alors pris à part et m’avait dit qu’elle ne méritait pas d’être soulagée et que si elle avait mal, elle n’en ferait plus ! J’étais furieuse ! Je lui ai répondu que notre boulot n’était pas le jugement divin et que par conséquent on ne devait pas la juger. J’avais bien évidemment mis des antalgiques à cette femme !! On n’est pas le jugement divin !!!

Par-dessus tout, notre travail de soignant c’est de préserver la vie… l’IVG ça va à l’encontre de ça… on ne pourra jamais. 

 

(Carole, infirmière de bloc depuis 15 ans.)

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