Fin de vie : le Sénat rejette à nouveau l'aide à mourir
Les sénateurs refusent l’aide à mourir pour la deuxième fois
Le Sénat a rejeté le mardi 12 mai 2026, pour la deuxième fois, l’ensemble de la proposition de loi créant un droit à l’aide à mourir. Vers minuit, après de longs débats entamés en milieu d’après-midi, les élus ont rejeté l’article 2, le cœur du dispositif, par 151 voix contre 118. Dès lors, les rapporteurs ont défendu des amendements visant à supprimer les articles restants, estimant qu’en l’absence de sa disposition centrale, le texte devenait inapplicable.
Pris en étau entre une gauche dénonçant un texte trop restrictif et une droite hostile à toute évolution législative, le compromis proposé par les deux rapporteurs n’a pas réussi à s’imposer.
Un double signal fort : oui aux soins palliatifs, non à l’euthanasie
Le même jour, le Parlement a définitivement adopté la proposition de loi renforçant l’accès aux soins palliatifs, approuvée au Sénat par une majorité écrasante de 325 voix contre 18. Ce double vote illustre clairement deux visions de la fin de vie que le débat parlementaire a eu le mérite de distinguer.
Protéger les plus fragiles
Du côté de ceux qui s’opposaient au texte, Bruno Retailleau a mis en garde contre une société où les plus fragiles pourraient finir par se percevoir comme « un fardeau » pour leurs proches ou pour la collectivité, des préoccupations qui rejoignent largement celles exprimées par les évêques de France et de nombreuses associations de soignants engagés dans les soins palliatifs.
Bruno Retailleau, chef des sénateurs Les Républicains, réclame désormais un référendum, estimant qu’il revient aux Français de « trancher ».
Et maintenant ?
La procédure législative prévoit la mise en place d’une commission mixte paritaire (CMP), réunissant sept sénateurs et sept députés, chargée d’élaborer une version de compromis. Mais en cas d’échec, hypothèse hautement probable, le gouvernement pourrait donner le dernier mot à l’Assemblée nationale. La mobilisation n’est donc pas terminée.
Continuons à nous informer et à prier.
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Reçus en audience ce matin dans la Salle du Consistoire pour le centenaire de la naissance du Pr Jérôme Lejeune (1926-1994), les membres de la Fondation qui porte son nom, venus de France, d'Espagne, d'Argentine, des États-Unis, du Portugal, d'Italie, de Tunisie, de Côte d'Ivoire et de Corée, ont entendu un discours qui dépasse de loin l'éloge mémoriel. À trois semaines du vote définitif de la loi sur la fin de vie à l'Assemblée nationale, et alors que 96 % des fœtus diagnostiqués trisomiques sont avortés en France, le pape Léon XIV a dressé un réquisitoire frontal contre ce qu'il appelle, à la suite de Lejeune, le « racisme chromosomique » et la tentation de confier à des « algorithmes de laboratoire » la décision de vie ou de mort.