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Fin de vie : le Sénat rejette à nouveau l'aide à mourir

Mise à jour : 13/05/2026 Temps de lecture : 2 min
Une soignante tient les mains d'une personne âgée

Les sénateurs refusent l’aide à mourir pour la deuxième fois

Le Sénat a rejeté le mardi 12 mai 2026, pour la deuxième fois, l’ensemble de la proposition de loi créant un droit à l’aide à mourir. Vers minuit, après de longs débats entamés en milieu d’après-midi, les élus ont rejeté l’article 2, le cœur du dispositif, par 151 voix contre 118. Dès lors, les rapporteurs ont défendu des amendements visant à supprimer les articles restants, estimant qu’en l’absence de sa disposition centrale, le texte devenait inapplicable.

Pris en étau entre une gauche dénonçant un texte trop restrictif et une droite hostile à toute évolution législative, le compromis proposé par les deux rapporteurs n’a pas réussi à s’imposer.


Un double signal fort : oui aux soins palliatifs, non à l’euthanasie

Le même jour, le Parlement a définitivement adopté la proposition de loi renforçant l’accès aux soins palliatifs, approuvée au Sénat par une majorité écrasante de 325 voix contre 18. Ce double vote illustre clairement deux visions de la fin de vie que le débat parlementaire a eu le mérite de distinguer.


Protéger les plus fragiles

Du côté de ceux qui s’opposaient au texte, Bruno Retailleau a mis en garde contre une société où les plus fragiles pourraient finir par se percevoir comme « un fardeau » pour leurs proches ou pour la collectivité, des préoccupations qui rejoignent largement celles exprimées par les évêques de France et de nombreuses associations de soignants engagés dans les soins palliatifs.

Bruno Retailleau, chef des sénateurs Les Républicains, réclame désormais un référendum, estimant qu’il revient aux Français de « trancher ».


Et maintenant ?

La procédure législative prévoit la mise en place d’une commission mixte paritaire (CMP), réunissant sept sénateurs et sept députés, chargée d’élaborer une version de compromis. Mais en cas d’échec, hypothèse hautement probable, le gouvernement pourrait donner le dernier mot à l’Assemblée nationale. La mobilisation n’est donc pas terminée.

Continuons à nous informer et à prier.


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